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ITW n°14: J & J fondatrices de Même.

Hello les filles,

Cette semaine c’est une interview un peu spéciale , celle d’un duo de choc J & J créatrices de la superbe marque de cosmétiques MÊME spécialement créée par et pour les femmes atteintes de Mister K, je vous laisse découvrir leur histoire, leurs parcours, leur expérience de proche de K fighteuses & leur très beau projet ….

Commençons:

Qui êtes vous ?

Prénoms: Judith & Juliette

Ages : 24 ans toutes les deux !

Professions: Judith est designer spécialisée en packaging et Juliette est diplômée de HEC et Sciences Po.

 

Vous avez décidé de créer Même ensemble, comment est née cette idée ?

JUDITH:

L’idée est née d’un constat que j’ai fait lors du cancer de ma maman. Ma mère a toujours adore les fringues et les cosmétiques, mais jamais autant que pendant sa maladie. Il ne se passait pas 48h sans qu’elle ne se soit acheté un nouveau jean, une nouvelle crème pour le visage ou un nouveau vernis à ongle. Au début, je trouvais cela un peu démesuré et superficiel… et puis j’ai compris. J’ai compris que c’était son moyen à elle de lutter contre la maladie. Ne pas avoir l’air malade, préserver son image et son estime d’elle-même était sa stratégie pour se battre le plus longtemps possible contre cette “sale blague”.

Cela m’a convaincue d’une chose: reconquérir sa féminité tellement altérée par les traitements peut réellement aider à être plus forte psychologiquement pour mieux se battre contre le cancer.

Et pourtant, dans la réalité, ce n’était pas évident du tout. Plus les effets indésirables des traitements arrivaient, plus elle avait des besoins spécifiques et cherchait des produits de beauté adaptés à ses nouvelles problématiques… et plus elle était fatiguée. Dans le monde de la beauté et du soin où le choix pour une personne en bonne santé est si large et si attractif, rien n’est plus difficile que de trouver des produits adaptés aux femmes sous traitements. A cette époque, je me suis simplement dit “C’est fou que ce soit si compliqué!”.

3 ans ont passé, et j’ai décidé de profiter de mon diplôme de fin d’études pour concrétiser un peu plus ce que j’avais en tête. C’est comme ça que j’ai imaginé MÊME, la première marque de produits de beauté entièrement dédiée aux femmes concernées par le cancer qui soit non seulement experte mais aussi et surtout DE-SI-RABLE et féminine, dans les tendances du moment.

LOGO-MÊME-01

 

Comment vous êtes vous rencontrées ?

JUDITH:

Mon projet a eu beaucoup de succès lors de ma soutenance et plusieurs personnes m’ont conseillé de me lancer. Mais je ne l’aurais jamais fait seule et j’avais surtout l’autre projet de réaliser mon stage de fin d’études en marketing développement chez L’Oréal Luxe, une ambition que j’avais depuis assez longtemps. C’est chez L’Oréal Luxe que j’ai rencontré Juliette, elle aussi en stage de fin d’études, elle aussi en marketing développement. En quelques minutes, pour je ne sais quelle raison, je lui avais dévoilé l’intégralité de mon projet. Je me souviens que Juliette en a eu la chair de poule ! Elle aussi a été touchée de très très près par le cancer et elle s’est tout de suite sentie complètement concernée par ce projet. Nous avons beaucoup réfléchi, notre association semblait idéale de par nos formations très différentes, notre duo fonctionnait à merveille dès le départ: 6 mois après, on s’est lancées officiellement dans l’aventure.

 

Pourquoi avoir décidé de créer votre propre marque de cosmétique pour les femmes combattant Mister K ?

JUDITH :

En tant que proche, on se sent souvent impuissant face à la maladie de l’autre. Chaque occasion d’apporter sa pierre à l’édifice fait un bien fou!!

Mais par-dessus tout, Juliette et moi avons une passion commune pour le monde de la beauté et nous avions la profonde envie de mettre nos compétences et notre expérience dans le domaine au service de cette cause.

Toutes les deux, nous avions cette conviction au fond de nous : Reconquérir sa féminité permet de regagner en estime de soi et ainsi d’être plus forte psychologiquement pour mieux se battre contre la maladie !

Nous nous sommes alors entourées des meilleurs experts du milieu (oncologues, dermatologues, socio-esthéticiennes…) et des femmes concernées elles-mêmes pour mener à bien ce projet qui nous tient à cœur : créer une marque de produits de beauté aussi experte et adaptée que féminine, sympathique et légère.

Une marque entièrement dédiée aux femmes concernées par le cancer, avec des produits faciles à trouver, à utiliser, pour qu’il y ait au moins un sujet qui soit facile à traiter pendant la maladie: comment je prends soin de moi?

 

Comment avez vous réparti vos rôles chez MÊME, qui fait quoi ?

JULIETTE :

A l’ occasion de son projet de fin d’études, Judith avait déjà créé tout l’univers de la marque avant que nous nous lancions véritablement dans l’aventure MÊME. Par la suite, nos rôles se sont tout naturellement répartis en fonction de nos formations et expériences très complémentaires : Judith gère toute la partie créa / communication autour de la marque ainsi que le développement des produits et je m’occupe de toute la partie plus business (financement, commercialisation, logistique, relations fournisseur).

Mais on ne fait jamais l’une sans l’autre pour les grandes décisions !

Pour mieux comprendre l’impulsion de cette merveilleuse idée pouvez-vous nous en dire plus sur vos expériences personnelles face à Mister K ?

Chacune votre tour 😉 :

Peux tu nous résumer ton histoire de proche de K fighteuse ?

JUDITH :

Ma maman est tombée malade (cancer du sein métastasé au foie) à la fin de l’année 2008, à 50 ans. J’avais 16 ans et une certaine insouciance concernant la santé. Malgré la gravité de son état, ma mère nous a toujours énormément protégés, mon frère et moi, afin que nous vivions notre vie d’adolescents le plus sereinement possible. Au bout de quelques mois, les médecins ont découvert de très nombreuses métastases cérébrales. Le pronostic était évidemment mauvais. Malgré tout, remplie d’espoir, toute la famille a déménagé à Paris afin que ma mère soit soignée par les meilleurs médecins possibles et que nous soyons plus proches du reste de notre famille. Le combat de ma mère a duré presque 3 ans, pendant lesquels elle a continué à travailler presque jusqu’au bout, impressionnante de combativité et d’envie de vivre, et pendant lesquels nous avons malgré tout pu vivre nos vies d’ados, passer notre bac et commencer nos études. La fatigue et surtout l’ampleur des métastases cérébrales de ma mère ont fini par gagner trop de terrain, et maman est décédée par un dimanche de juillet 2010 après quelques semaines très difficiles. J’avais 19 ans, c’était il y a presque 5 ans et c’est comme si c’était hier.

JULIETTE:

Mon histoire dans l’univers des K-Fighteuses a commencé il y a maintenant une quinzaine d’années, elle n’est malheureusement pas terminée… compliqué de la résumer en quelques lignes!

Toutes les « femmes de ma vie », à l’exception de ma super grand-mère, sont passées par ce K-auchemar. Ma maman avait 3 sœurs, 2 sœurs de sang et Caro, sa « sœur de cœur », Toutes trois étaient mes « tatas », je n’en ai plus qu’une aujourd’hui.

Alors que j’avais tout juste une dizaine d’années, l’ainée d’entre elles, âgée alors de 39 ans, a développé un cancer du sein. J’étais très jeune, et mes parents nous avaient, moi et ma petite sœur, beaucoup protégées à l’époque. Dans mes souvenirs d’enfant et mon imaginaire, le cancer c’était une « vilaine maladie  qui fait peur », qui peut même faire perdre un sein, les cheveux parfois, c’était aussi « les traitements qui donnent envie de vomir tout le temps» mais, au bout du compte, « ça se guérit » : 15 ans plus tard, à plus de 50 ans maintenant, la sœur ainée de Maman est complétement guérie, elle s’est « reconstruite » physiquement et psychologiquement, même si elle est restée profondément marquée par le passage de Mister K dans sa vie.

Tout a basculé avec le second K de ma vie, avec « Zazie », ma chère marraine, la deuxième sœur de ma maman. J’étais au lycée, en classe de première lorsqu’elle est « partie », foudroyée en moins d’un an par un affreux mélanome. Tout est allé très vite, la maladie a progressé de façon « explosive » elle est décédée à 43 ans sans que j’ai même eu le temps de réaliser le danger de mort qui était inscrit dans sa maladie. J’essaie encore parfois de me refaire la chronologie dans ma tête tellement je n’ai RIEN vu venir ! Le premier choc énorme de ma vie… une violente déchirure.

C’est le jour de mes 20 ans, que le troisième K s’est pointé dans ma vie. J’apprends le soir même que, Caro ma « tata de cœur », ne pourra pas venir à mon diner d’anniversaire : elle est doit passer à l’hôpital, « un mal de ventre » type « occlusion intestinale»… 2 jours plus tard, le K-auchemar ressurgit dans ma vie… Cette fois-ci, pour Caro c’est un cancer du côlon. Et cette fois-ci, j’ai 20 ans et je peux comprendre tout ce qui se passe… Quatre ans plus tard, en février dernier, j’ai fêté mes 24 ans, mon premier anniversaire sans elle… Mon âge m’aura permis d’être présente et aussi de mieux comprendre l’évolution de la maladie. Caro restera un exemple pour nous tous, sa famille, ses amis, et aussi pour le corps médical qui n’en revient toujours pas des ressources qu’elle avait en elle. Elle se sera battue sans relâche durant 4 ans contre ce satané K avec une énergie, un courage exemplaire, sans jamais perdre son doux sourire. Elle est restée belle et admirable jusqu’à son dernier soupir. C’était le 27 décembre dernier… pas de répit cette fois-ci, quinze jours plus tôt, le quatrième K venait frapper à nouveau à ma porte, en touchant cette fois-ci ma… maman.

Un fabuleux hasard a fait que, quelques mois plus tôt j’avais rencontré Judith chez L’oréal et nous avions décidé de nous lancer dans l’aventure MÊME.

On est donc entrées toutes ensemble en total mode K-fight attitude !

 

Quel K a eu ta maman :

JUDITH :

Cancer du sein stade IV métastasé au foie et au cerveau

JULIETTE:

Ma maman est suivie depuis décembre dernier à l’institut Curie, elle préfère encore rester discrète sur le sujet J

 

Sais tu quels traitements a-t’elle eu?

JUDITH :

Au départ, environ 6 mois de chimio puis 4 mois de radiothérapie. Suite à l’apparition de ses métastases cérébrales, elle a pris une chimio orale (Xeloda) jusqu’à la fin, accompagnée par un traitement aux rayons plus ciblés sur ses métas cérébrales.

JULIETTE:

J’ai appris que ma mère avait un cancer alors qu’elle allait être opérée quelques jours plus tard…. Elle ne nous avait rien dit, et elle continuait à accompagner Caro (alors en phase terminale) de tout son amour et de sa bienveillance. Elle voulait nous protéger, elle était aussi clairement dans l’incapacité de nous annoncer son cancer à ce moment-là. Quelques semaines après l’opération, les résultats des analyses tombent et le premier rendez-vous avec l’oncologue. Je suis dans la salle d’attente pendant que ma maman et mon beau-père sont au rendez-vous. Ils ressortent quinze minutes plus tard, le protocole vient d’être confirmé : comme le dit maman, à la crêperie c’est « la complète Jambon/Œuf/Fromage », à Curie c’est « Opération/Chimio/Radio », supplément Hormono. On part pour 5 ans de traitement, il faut avaler la pilule, mais il n’y a pas le choix ! Il faut limiter les risques plus élevés de par son âge, (tout juste 50 ans) et sûrement ses antécédents familiaux… Sur le coup, ça fait peur bien sûr, mais je suis en quelque sorte soulagée qu’on utilise cette « artillerie lourde » pour lutter contre cette saleté de maladie. Je n’ai alors qu’une seule hâte : que tout cela commence au plus vite pour que tout soit au plus vite terminé. La semaine dernière, j’accompagnais ma maman à sa dernière chimio, on est ressortie toutes contentes et joyeuses toutes les deux. En sortant, on a gloutonné un paquet de guimauve (notre petit « péché » à toutes les deux) pour fêter ça ! Maintenant, 10 petits jours de « répit » avant de passer à la next step: radiothérapie.

 

Quel a été ton ressenti / point de vue en tant que proche lors de l’annonce, quel âge avais tu ?

JUDITH :

J’avais 16 ans et demi lorsque l’on a appris que ma mère avait un cancer. Je ne me suis pas du tout rendue compte de la gravité de son cancer. Pour moi, un cancer du sein, ça se soignait, je ne voyais absolument pas comment cela pouvait finir autrement pour maman.

Ce que je me suis surtout dit au moment de l’annonce, c’est qu’en fait, cela n’arrivait pas qu’aux autres…

 

JULIETTE:

J’approchais de mes 24 ans quand j’ai appris pour ma maman. Le cancer, je connaissais déjà malheureusement très bien. Je me disais souvent qu’avec tout ce qui nous était arrivé, la malchance ne pourrait pas s’abattre encore une fois sur nous. Mais j’ai toujours eu une petite boule dans le ventre, une petite boule d’angoisse que cela puisse toucher aussi ma maman. Et malgré tout, même si je connaissais le cancer, si j’avais déjà pensé à la possibilité qu’il touche ma maman, je pense que le choc a été au moins aussi violent. Car nous savions, elle comme moi, qu’un cancer « ça pue et ça tue aussi parfois.. ». J’étais en stage, peu disponible avec des horaires un peu fous, nous n’arrivions pas à trouver un moment pour nous voir… un soir elle insiste et me propose de venir me chercher au travail pour qu’on aille dîner toutes les deux. Je la trouvais un peu étrange au téléphone mais ne m’attendais pas du tout à cette annonce. Tout à coup, la peur du vide, une peur panique s’est abattue sur moi. ELLE était touché par ce foutu K ! J’ai posé un millier de questions auxquelles ma mère n’était pas encore en mesure de me répondre… Et très vite, les comparaisons ont fusé dans ma tête, la peur de la mort, de la perdre bien sûr. J’essayais de lutter et de contenir ma panique. J’ai repris mon souffle, j’ai essayé de rester forte, je ne pouvais pas ajouter une énième couche de  K-ontrariété  à ma maman alors qu’elle était elle-même en état de choc par cette annonce et qu’elle devait continuer à accompagner « sa Caro » en phase terminale à l’hôpital.Alors je me suis dit que je n’avais pas le choix, il fallait que je reste forte, comme maman. Méga forte comme toujours, ma maman a insisté pour que je maintienne mon départ en week-end en Suisse chez ma meilleure amie, elle allait se faire opérer le lendemain…

Quelles sont les phrases pépites qu’on a pu lui dire ou / et te dire pendant le K et qui auraient pu être évitées ? ou que tu aurais du toi même éviter 😉 ..?

Tes interrogations, tes peurs, les phrases que tu aurais aimer poser mais que tu n’as pas osé évoquer ..?

JUDITH :

Dans ce malheur, j’ai eu une grande chance: celle d’avoir une maman incroyable, qui savait mieux que nous ce dont ses enfants avaient et auraient besoin. Elle nous a énormément protégés, mais nous a aussi énormément parlé. Il n’y avait pas de tabou sur les sujets lourds: elle voulait nous parler de toutes les possibilités. J’ai osé parler de tout avec elle, même si je n’imaginais pas une seule seconde qu’elle allait vraiment mourir.

Ce que je regrette aujourd’hui, c’est d’avoir eu parfois un comportement d’ado capricieuse avec elle, comme si tout était normal. Mais j’étais encore très jeune et je crois que c’était juste normal. En tout cas, ça n’avait pas l’air de la choquer plus avant que pendant la maladie !

De la part des autres, j’ai eu du mal à comprendre ceux de mon âge qui avaient énormément de gêne à me parler de cela, ceux qui ne voulaient surtout pas savoir ce que j’étais en train de vivre. Ça m’a permis de grandir et de faire le tri autour de moi… ce qui n’est pas plus mal ! 🙂

JULIETTE:

Je suis en plein dedans, je n’ai donc pas trop de recul sur les phrases “pépites”. Mais celle qui m’a le plus déstabilisé et qui m’a été posée très souvent, c’est la fameuse : « Ah merde, ta mère a un cancer… Oh P … Et tu sais à quel stade ? ». J’avais l’impression qu’on me demandait là comme ça, en 30 secondes, de résumer mon histoire, mon avenir et celui de ma maman avec un chiffre de 1 à 4. Pour me protéger de la violence de ce chiffre, j’avais préféré, (et ma maman aussi) depuis le début faire l’autruche, me mettre la tête dans le sable. « Quel « stade » ? Non je sais pas de quoi tu me parles, on nous a pas donné de « stade » à nous ». Jusqu’à ce que je pose la question à maman, qui ne comprenait pas la question non plus, mais qui est allée courageusement chercher l’information dans ses comptes rendus médicaux. Désormais j’ai la réponse, mais dans les faits, cela ne change rien à la situation, il faut avancer et rester positives !

 

Que faisais tu pour lui changer les idées, arrivais tu à trouver les mots justes,?

JUDITH :

Je n’ai pas l’impression d’avoir eu à trouver des mots particuliers, on était extrêmement proches et on parlait du cancer comme on se disait qu’on s’aimait. Sans tabou.

Là où j’avais vraiment le sentiment de jouer un rôle, c’est quand je m’occupais d’elle, que je lui faisais des soins du visage, que je la maquillais, que je changeais ses pansements aux mains et aux pieds (foutu syndrôme main-pied !) et que je désinfectais ses bobos. C’était un moment entre nous, mère et fille, elle ne laissait personne d’autre faire cela et je me sentais vraiment utile.

JULIETTE:

Je ne sais pas si je réussis à « trouver les mots justes », mais pour l’instant on se sent bien. On parle sans tabou du cancer, et surtout, on ne parle pas que de ça, bien au contraire ! J’essaie de m’occuper au mieux de tous les « à côtés » des traitements : en vocabulaire un peu plus « expert » on peut dire que je suis sa « référente soins de support » ! Pour l’accompagner et l’aider à traverser le mieux possible cette big zone de turbulences  J.

Je la pouponne, je la maquille, je lui mets du vernis pour protéger ses jolis ongles des méchants traitements, je l’accompagne pour ses rendez-vous « chevelure » (au passage un énorme merci à la « La galerie des Turbans » à Paris dans le 18ème pour ses conseils pros et son approche très humaine et « personnalisée », un moment vraiment important !). Avec ma petite sœur, on lui dégote de nouveaux foulards, chapeaux pour le printemps, l’été maintenant… On n’a jamais passé autant de temps dans la salle de bains !

 

Comment s’est passée ta vie au sein du corps médical ? Trouvais tu les réponses que tu attendais, arrivais tu à tout comprendre ?

JUDITH :

Avec le recul, non, je crois que je n’avais rien compris! Je comprenais techniquement tout ce qu’il se passait, l’évolution de la maladie, des traitements et de leurs effets indésirables. Mais le corps médical ne parle pas vraiment aux enfants de pronostic vital. J’ai eu beaucoup de mal à comprendre qu’elle allait mourir de son cancer, je ne l’ai compris qu’à la toute toute fin, dans les dernières semaines, quand elle a intégré un centre de soins palliatifs.

JULIETTE:

Pour l’instant, je suis restée assez éloignée du corps médical qui s’occupe de ma maman. Je fais confiance à Maman pour tout me dire et jusque-là, la communication entre nous a toujours bien marché. On a partagé un « agenda en ligne » ou elle note tous ses rendez-vous, comme ça je peux suivre son parcours et éventuellement lui poser des questions avant ou après ses rendez-vous ! Et comme mon caractère me pousse à vouloir tout comprendre, tout me faire « expliquer » (ça c’est pour essayer de me rassurer !) et mettre toutes les chances de notre côté: avant ses rendez-vous, je lui prépare souvent une petite liste de questions sur la maladie qui me trottent dans la tête et que j’aimerais qu’elle pose à son oncologue.

En parallèle, je cherche également en permanence des infos autour de moi pour la conseiller et la diriger vers la meilleure prise en charge possible. C’est normal de ne pas trouver toutes les réponses à nos questions auprès des médecins. Et il y a de nombreuses initiatives qui permettent de trouver des réponses ailleurs, plus adaptées, plus humaines : je pense notamment à la superbe association « On est là » qui organise des groupes de parole plein d’espoir pour les jeunes malades du cancer !

Est ce que ce même corps médical a été présent pour toi aussi , pour te soutenir, répondre à toutes tes questions ?

JUDITH :

Le corps médical n’a pas beaucoup de temps pour s’occuper des proches et on le comprend tout à fait. Cependant je sais que les médecins qui ont soigné ma mère prenaient le temps de recevoir également mon père pour lui exposer la situation. Là où on a réellement commencé à nous prendre en charge, c’est dans les dernières semaines, au centre de soins palliatifs Jean Jaurès à Paris. Là-bas, le corps médical était tout bonnement bluffant d’humanité et d’empathie. Les infirmières, aides-soignants comme les médecins étaient vraiment là, pour elle comme pour nous, et ils nous ont énormément aidé à supporter cette très difficile période. On ne les remerciera jamais assez.

JULIETTE:

Ma maman est suivie à l’institut Curie, là où ses deux sœurs avaient déjà été suivies. Les équipes médicales, les équipes de soins, l’ensemble de la prise en charge à l’hôpital est vraiment remarquable à toutes les étapes ; nous avançons avec une réelle confiance, c’est énorme ! J’ai eu la chance de rencontrer particulièrement une jeune oncologue attachée à « l’Hôpital de Jour » lors de la dernière chimio. J’ai été impressionnée par la qualité de l’écoute dont elle a fait preuve alors qu’elle n’est pas l’oncologue référente de ma maman, et qu’elle la suit juste occasionnellement au hasard des plannings des chimios. Elle a pris le temps de répondre à toutes les questions que nous avions préparées sur notre petite « antisèche » habituelle (Post-it XXL !). A la fin de l’entretien, l’oncologue s’est même assurée auprès de moi que je n’avais pas d’autres questions.

Je suis ressortie de cet entretien vraiment rassurée et confiante, c’est énorme !


Accompagnais / es tu ta maman, à:

 

JUDITH :

–       ses rdv de médecins ?

Rarement, c’était surtout mon papa.

–       ses chimios

Jamais: ma mère ne voulait pas que ses enfants l’accompagnent à ses chimios.

–       autres ?

Très souvent à la pharmacie et dans ses différents rdv care/beauté (perruque…)

JULIETTE:

–       ses rdv de médecins ?

–       ses chimios

–       autres ?

Ma maman n’a pas souhaité que je prenne l’habitude de l’accompagner à ses rendez-vous médicaux. En revanche j’ai insisté pour l’accompagner à deux chimios. J’étais soulagée d’être là pour elle, et elle a été finalement très contente que je sois à ses côtés.

 

Quel a été ton premier feeling lors de ta première rencontre avec les traitements (chimios / hosto ) ?

JUDITH :

J’ai encore énormément de mal à supporter l’odeur de l’hôpital, presque 5 ans après. Quant aux réactions à la chimio, je me souviens surtout que c’était un peu “surprise après surprise”, avec des effets secondaires attendus (pertes de cheveux, nausées…) et d’autres beaucoup moins! Il a fallu s’adapter à beaucoup de situations compliquées.

JULIETTE:

Mon premier feeling avec les traitements, les hôpitaux… Beurk cette odeur qui me rappelait de mauvais souvenirs. Puis on entre dans une salle d’attente comble, patients ou proches qui vivent le même K-auchemar. On ressent une étonnante proximité, on se sourit, on se regarde avec bienveillance, c’est une sensation un peu étrange. Les infirmières qui virevoltent dans les couloirs, super actives et toujours attentives, les médecins qui viennent à tour de rôle dans la salle d’attente accueillir les patients, l’attente qui n’en finit toujours pas. Comme disait Caro, ce n’est pas un hasard si on appelle ça le « parcours des patients », il en faut de la patience… Ces salles d’attente, un vrai microcosme dans ce tourbillon que j’ai hâte de quitter !

Te renseignais tu sur internet ?

SI OUI : Quels seraient les liens (internet) utiles qui t’ont aidé pour te donner de la force, et ceux à conseiller à des proches de K fighteurs ?

JUDITH :

Je ne me renseignais pas énormément sur internet (les médecins nous avait déconseillé de le faire), et les rares fois où je l’ai fait, je me disais surtout intérieurement “bullshit!”. La seule chose que je lisais parfois, c’était des témoignages de filles de mamans malades, j’appréciais de partager quelque chose avec des filles qui étaient dans ma situation. Je ne suis jamais rentrée en contact avec elles pour autant…

En revanche, si la communauté Rose avait existé à l’époque, je pense qu’elle m’aurait beaucoup servie !

JULIETTE:

La maladie de ma maman est arrivée exactement au même moment que le lancement de MÊME. De fait, toutes mes recherches pour MÊME ont servi à ma maman, et vice-versa. Lorsque j’ai découvert des blogs comme Mister K ou Tchao Günther, j’ai tout de suite fait suivre à ma maman, qui a adoré. Pas de tabou, pas de morosité, et au contraire : de la vie, des couleurs, de l’humour, des astuces, de la joie ! Exactement en phase avec sa philosophie de vie (et celle de MÊME !), cela la rend plus forte aussi dans son K-ombat ! Le nouveau site internet de Rose Magazine également, est une de ses sources préférées d’infos et de conseils. Elle trouve toutes ces initiatives géniales et vraiment précieuses pour l’accompagner dans son parcours quotidien.

Quels étaient tes bons plans pour te changer les idées, t’aérer, rebooster tes batteries ?

Que te disais tu pour tenir la distance / que faisais tu ?

 

JUDITH :

Je vivais ma vie de lycéenne/étudiante le plus normalement possible. C’était ça qui m’aidait à tenir. Les histoires d’amour, les soirées, les cours, les devoirs… J’étais totalement normale (à part quelques crises de larmes de temps à autres en plein cours) et ça m’aidait beaucoup. J’en parlais aussi énormément avec mes amis très proches qui ont été et sont toujours vraiment très présents pour moi. Ça ne s’oublie pas.

JULIETTE:

Je n’ai pas encore trouvé de remèdes miracles pour rebooster mes batteries, mais juste une idée en boucle dans ma tête : plus ma sœur et moi continuerons à nous épanouir dans notre vie personnelle et nos projets, plus notre maman sera sereine et forte pour se battre contre la maladie Alors, on s’amuse, on sort, on bosse, on rie, on pleure… on vit pleinement tous les instants.

Comme elle le dit souvent « Il faut arracher la joie à chaque jour qui file ! »

Arrivais tu a avoir une vie “Presque” normale, voir tes amis / tes proches ?

JUDITH :

Oui!! Cf ci-dessus 🙂

JULIETTE:

Moi aussi ! Et heureusement ! J’ai toujours eu et j’ai une vie la plus normale possible, je ne m’interdis ni m’empêche rien, nous restons naturelles, comme avant ! Pour mon équilibre, l’équilibre de toute la famille et surtout pour le plus grand bonheur de notre maman !

 

 

Dans ton quotidien, arrivais tu à t’extraire de la “maladie” pour avancer & être productive?

JUDITH :

Complètement. J’étais passionnée par ma première année d’école de design, j’étais à fond et en plus de cela, je savais que rien ne pouvait plus rassurer ma mère. Ses enfants étaient sur les rails, sur la bonne voie, et ça irait quoiqu’il lui arrive. Elle avait raison, comme toujours.

Retrospectivement, heureusement que je n’ai rien lâché pendant la maladie, car j’aurais eu du mal à faire mon deuil sans avoir aucun projet à côté. C’était essentiel, de continuer. La vie reprend toujours le dessus.

En revanche, la maladie est restée « tatouée » en moi suffisamment pour que cette idée de créer MÊME persiste et prenne de l’ampleur semaines après semaines, années après années !

JULIETTE:

M’extraire du cancer, c’est un peu le challenge du moment pour moi. Je suis dans une situation assez étrange car je me suis lancée dans l’aventure MÊME avec Judith en même temps que le début des traitements de ma maman. Quand je ne parle pas cancer au boulot, je prends des nouvelles de ma maman, de ses traitements, de ses rendez-vous, de ses effets indésirables qui s’accumulent…

Voyons le bon côté des choses, je ne peux pas être plus « éclairée » que je ne le suis maintenant pour l’aider et lui donner plein de conseils que je récolte à droite à gauche au fil de mes rencontres ! Son amour, sa force et son courage me motivent au quotidien pour avancer dans mes projets et ne pas perdre de temps. Si elle est capable de vivre et de subir tout ça, alors je me dois de faire tout pour réussir ! Je crois que je ne me suis jamais sentie aussi efficace, je me sens prête à déplacer des montagnes  🙂

Arrivais tu à en parler librement à tes proches ? Te sentais tu soutenue / épaulée / comprise ?

JUDITH :

Oui. Comme disait ma mère “Dans notre malheur, on a beaucoup de chance d’être si bien entourés”. Tout le monde nous a aidés. Ma famille, la jumelle de ma maman, mon père, mon petit frère, mon autre tante, mes amies, même parfois mes profs. J’arrivais à en parler tellement librement que j’avais peur de choquer, parfois. Mais j’en avais réellement besoin. Maintenant, j’en parle beaucoup avec Juliette et j’essaie de l’épauler au mieux, « forte » de mon expérience de fille de K-fighteuse.

JULIETTE:

« Tu peux m’en parler tu sais » : la phrase par excellence qu’on m’a répétée et répétée et re-répétée. Pourtant, au début, après le choc de l’annonce, impossible d’en parler sans m’effondrer, impossible de déloger cette boule au fond de ma gorge. En parler, c’était donner corps à cette chose, ce **** de cancer, donc je n’arrivais pas encore à me dire qu’il était réel. Je préférais tout garder pour moi. Pourtant, j’avais des proches vraiment sincères tout autour de moi qui ne demandaient qu’à m’épauler. Un déclic a eu lieu suite au premier rendez-vous avec l’oncologue et l’annonce du traitement qui allait suivre. Le combat commençait, je n’étais plus dans le flou, et c’est à ce moment précis que j’ai réussi à m’exprimer et me laisser aller. Il le fallait pour ne pas rester seule et être plus forte, pour ma maman, prête pour ce combat ! J’ai tout de suite compris sur qui je pouvais compter pour m’épauler, et je n’ai jamais été déçue.

Quels conseils donnerais tu à d’autres proches pour s’armer de courage ?

JUDITH :

Première chose: Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

Deuxième chose: Parler, parler, parler, tout dire à la personne qui est malade, pour ne jamais avoir de regrets et surtout, pour avoir des mots et des souvenirs auxquels se raccrocher quand ça ne va pas.

JULIETTE:

Notre courage, c’est de la force en plus, une véritable potion magique pour le proche qui lutte contre la maladie. Alors bien sûr, on a des coups de mou, parfois des gros coups de blues même, des angoisses, des peurs panique… on ne va pas se mentir.

Mais ces moments-là doivent rester des parenthèses, au milieu d’une vie (presque) normale. Et surtout pas le contraire !

 

Qu’est ce que cette épreuve a changé dans ta vie (ta vision du monde, de ton entourage, des déceptions ? de belles découvertes malgré tout ?)

JUDITH :

Cette épreuve a évidemment tout changé car elle s’est finie dramatiquement. Mais j’ai appris qu’on se relevait de tout, j’ai appris qu’on n’était jamais seul, j’ai compris pourquoi la famille était aussi importante. Il y a eu des déceptions avec certains que je croyais être de vrais amis, mais ils étaient trop jeunes et trop maladroits pour être là. Je n’en veux à personne, j’ai juste fait le tri 🙂

Ce qui a changé c’est que j’ai perdu l’insouciance qu’ont en général les gens de mon âge. J’ai un peu plus peur de tout. Mais j’essaie aussi de profiter de tout parce que je sais que la vie, ça peut être court! C’est en partie pour cette raison que je me suis lancée dans l’aventure MÊME aussi tôt.

JULIETTE:

Le K a tout changé dans ma vie, en m’arrachant à celles qui m’étaient plus que chères… il s’en prend maintenant à ma maman. Toutes ces épreuves ont eu, et ont encore beaucoup d’impact sur ma vision de la vie. D’abord sur mes relations avec les personnes qui m’entourent. Je me suis beaucoup rapprochée de ma maman et de ma petite sœur, parce qu’on s’est vite rendues compte à quel point il était important qu’ « on ne se lâche plus » toutes les trois. Je me rends compte aussi que le K change au fur et à mesure ma vision de ma propre vie, ma perception de l’avenir. Désormais je suis certaine d’une chose : je veux profiter de mes proches, de la vie, des jours qui filent, des petits comme des grands moments, et surtout, ne pas m’enfermer dans un cercle travail-boulot-dodo qui me rendrait profondément malheureuse. Je veux pouvoir profiter pleinement de mes proches, en construisant des relations solides et authentiques.

Je souhaite aussi accomplir demain cette « belle mission », à travers MÊME, pour aider bientôt toutes les femmes qui démarrent le même parcours que celui de ma maman.

Quelles astuces pratico-pratiques peux tu nous conseiller, de son quotidien et du tien ?

JUDITH

1/ beauté:

L’hydratation et les soins de la peau et des phanères sont vraiment très importantes. Il y a des effets indésirables que l’on peut éviter si on est renseignés au bon moment. Se maquiller me paraît incontournable pour pouvoir se regarder dans le miroir avec un visage de battante !

2/ look:

Il faut se faire plaisir ! Ma maman s’est acheté un milliards de vêtements, il y en a même certains qu’elle n’a pas eu le temps de porter. Je regrette qu’elle n’en ait pas acheté plus !!!!

3/ quotidien:

Parler de tout, il n’y a rien de tabou dans le cancer, ni dans la mort. Quand tout est dit c’est tellement plus facile après. Essayer de vivre en profitant malgré tout au maximum de la vie, la VRAIE. Sinon ça n’a pas de sens!

4/ food (lui preparais tu de bons plats) :

Je me suis mise à la cuisine à ce moment-là et ça m’a surtout aidée moi, d’avoir un rôle à jouer. Je suis devenue celle qui s’occupait de nourrir sa petite famille et, même si parfois c’était une lourde responsabilité à l’âge où d’autres mettent les pieds sous la table en rentrant de cours, ça m’a énormément aidée à me sentir utile.

JULIETTE:

1/ beauté:

On ne doit pas lésiner avec la beauté, Même quand on est malade, bien au contraire ! Ma maman n’a jamais été aussi coquette que maintenant, (elle n’a jamais passé autant de temps dans la salle de bains !) c’est essentiel pour continuer à avoir envie de sortir, de voir ses amis, se sentir bien et ainsi être plus forte pour se battre contre Mister K ! Alors on prend le temps matin et soir dans sa salle de bain de s’hydrater en profondeur, et en surface, on finit toujours par une petite touche make up Teint-Sourcils-Yeux-Bouche !

Le petit truc de ma maman : le soir avant de se coucher, petit massage du cuir chevelu et les ongles avec de l’huile de Ricin, 2 ou 3 fois par semaine devant la télé ou dans son lit… Ca nourrit la peau, ça fortifie ongles et cheveux, et surtout ça détend l’esprit ! et en plus c’est efficace, si si  !!! A ne pas oublier : le petit bonnet en bambou super confortable pour la maison.

2/ look :

Se trouver des petites tenues que j’aime bien appeler “doudou-chic”, simples et efficaces ! On y réfléchit une fois pour toutes, et le matin on décline ces « p’tits basiques » ; ainsi, on ne se rajoute pas un souci dans la tête pour le choix de sa tenue : on n’a plus qu’à enfiler ses vêtements et se sentir belle et bien toute la journée ! On peut avoir une tenue chimio, une tenue « ballade en ville », ballade à la campagne, et une tenue pour soir. Les décliner avec différentes couleurs / foulards / accessoires pour ne pas non plus s’habiller tous les jours de la même manière. Inspirez-vous comme ma maman des petits conseils de Mister K en la matière, ils sont tops !

 

3/ quotidien:

Bouger, Sourire, Profiter de l’instant présent,

Se détacher du poids du passé, et s’écarter des comportements toxiques et anxiogènes c’est la belle « leçon de vie » que le K nous a apporté.

Activité : Maman a récemment découvert le « Médiété », (le « juste milieu ») pratique sportive « adaptée » grâce à une super association la « CAMI, Sport et Cancer, » elle est déjà fan !

Associations : les « Maisons des Patients » présentes dans les grands centres du cancer d’autres « en ville » comme « Etincelle » proposent un véritable et précieux accompagnement pendant et après les traitements (bien être, sport, danse, psy, coaching, …)

4/ food (lui prepares tu de bons plats) 

J’organise de plus en plus fréquemment des petits repas chez moi, cela me fait plaisir de cuisiner pour elle maintenant, et en plus cela l’incite à sortir de chez elle, ça aussi c’est important !

Une de mes amies nous a conseillé un site qui est une mine d’or de petits trucs et astuces pour une alimentation adaptée aux traitements http://vite-fait-bienfaits.fr/

A chaque chimio, ma grand-mère a pris l’habitude de lui préparer les repas complets (avec un plein de crudités !) pour quelques jours et de lui déposer afin d’éviter la fatigue, les odeurs… C’est vraiment super bénéfique pour Maman qui a pu jusqu’à maintenant continuer à s’alimenter « presque » normalement en évitant la fatigue et aussi l’écœurement (même l’odeur des pâtes qui cuisent l’indisposait). Un truc de ma grand-mère aussi : elle apporte systématiquement du foie de veau il parait que « ça donne des forces et reconstitue les réserves », en tout cas, pour l’instant ça fonctionne, alors on y croit ! 🙂

 

Après de telles expériences de vie à vos jeunes âges on comprend parfaitement, la naissance de votre projet, en accompagnant vos proches j’imagine à quel point l’urgence de la création d’une telle marque est apparue comme une évidence , racontez nous MÊME :

MÊME, c’est la première marque de produits de beauté entièrement dédiée aux femmes concernées par le cancer. C’est une réponse simple et adaptée aux nouvelles problématiques de beauté qui surviennent avec les traitements liés au cancer. C’est une marque complète qui réunit tous les produits dont les femmes ont besoin, du soin au maquillage !

MÊME c’est un message : « Même malade, je m’aime, on m’aime ! »

Nous sommes déjà soutenues par un comité scientifique d’experts du milieu (oncologues, dermatologues, socio-esthéticiennes…) et par un grand nombre de femmes et proches qui soutiennent notre démarche !

Dès le début de notre aventure, nous avons décidé de construire notre marque en lien étroit avec premières concernées, par le biais d’ateliers qui nous permettent leur faire tester nos produits au fur et à mesure de leur développement, pour être au plus proche de leurs attentes.

 

Peut on vous contacter pour tester en avant première vos produits ?

Nous sommes actuellement en cours de formulation de nos produits ! Toutes les femmes qui sont actuellement sous traitement ou en rémission et qui souhaitent participer à l’aventure MÊME en testant nos produits en avant-première peuvent nous contacter à l’adresse suivante: contact@memecosmetics.fr.

MÊME qu’on a hâte de vous rencontrer !

 

Quand pourrons nous enfin pouvoir acheter les produits Même ?

Le lancement des produits est prévu pour le début de l’année 2016. Encore un peu de patience, donc… 🙂 En attendant, likez vite notre page Facebook pour suivre les avancées de notre aventure !

 

Les liens pour vous suivre:

Notre page Facebook 

Notre premier site internet

Notre Instagram 

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Merci les filles d’avoir pris le temps de répondre

Belle journée

Charlotte

2 réponses

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