ITW n°76: Amélie & Claire – fondatrices de “Smile in Box”.

Hello,

aujourd’hui je vous présente Amélie et Claire, fondatrices de “Smile in Box“, un beau projet lumineux tout droit venu du pays des cigales (Marseille) et une belle histoire qui est née de l’expérience commune de 2 soeurs soudées : l’une  ex combattante d’un K du sein (Amélie) et l’autre soutien inébranlable (Claire), vivant à 12 000 km de là.

Parce que chaque projet qui né de l’épreuve du K devient complémentaire, je vous présente aujourd’hui d’autres “box” pour adoucir la vie des malades: des projets de vie, pour adoucir la vie, voilà ce qu’Amélie, Claire et moi même défendons, ensemble trouvons des “solutions”, nous sommes tellement plus forts unis.

Belle découverte.

Commençons:

 

Qui etes vous ?

Prénoms : Amélie et Claire

Ages : 37 et 32 ans

Professions : fondatrices de Smile in box

Vous avez décidé de créer Smile in box, comment est née cette belle idée ?

Amélie :
Smile in box est né de notre expérience commune : l’une combattante du K et l’autre soutien inébranlable, vivant à 12 000 km de là.

J’ai eu un cancer en 2013, je vivais alors à Lima au Pérou, et même si j’étais très bien entourée par mon mari, sa famille et nos amis sur place, on ne remplace pas le soutien de ses parents, frères et sœurs… Alors pour être présent malgré la distance, ma famille m’a envoyé tout au long de cette épreuve des «mélo box », des concentrés de bonheur en boîte ! Des douceurs, des produits naturels aux douces odeurs de ma Provence natale, des dessins et petits mots… Un immense bonheur et une source de force pour moi. Nous souhaitons partager notre expérience avec le plus grand nombre car le soutien de ses proches est indispensable pour se battre contre un K.

Claire :

tout est dit 😉

 

Vous n’etes que toutes les 2 chez Smile in box ?

A temps plein oui 😉 mais d’autres personnes contribuent fortement au projet : Delphine qui a réalisé notre charte graphique, Julie qui réalise nos tutos sur toutes les questions de la relation d’aide, Kirsten et Perrine nos experts (oncologue et docteur en pharmacie spécialisé en nutrition) qui nous livrent leurs conseils bien-être et l’équipe de New Quest qui réalise notre futur site Internet.

Quel lien familial vous uni ?

nous sommes sœurs 😉

Comment vous etes vous réparties les taches ?

Claire :
Nous sommes toutes les deux issues du marketing et de la communication mais assez instinctivement nous nous sommes réparties les tâches. Je gère plus les contenus, les fournisseurs (que nous avons pris le soin de sélectionner avec attention) et la logistique. Amélie a pris en charge la partie créa (visuels, photos, vidéos), webarketing et les chiffres.

Amélie :

Tout se passe depuis le début de manière naturelle, par affinité et envie de chacune des 2. Je ne pouvais rêver une meilleure associée 😉

 

Quel K as tu eu ?

Amélie :

cancer du sein, stade III

Quel a été ton ressenti lors de l’annonce, quel âge avais-tu ?

Amélie : 

J’avais 34 ans lors de l’annonce. Le monde s’est effondré autour de moi. Je me suis effondrée. Je me suis donnée 5 jours pour pleurer, être au fond du gouffre, et puis j’ai commencé à me battre. J’avais un petit bout de chou plein de vie qui me rappelait à tout moment que la vie continuait et que je devais me battre pour le voir grandir.

Claire :
J’avais 29 ans… l’annonce est tombée comme une massue : qui pourrait imaginer que sa sœur (si jeune) puisse être touchée par le cancer ??? Inimaginable pour moi jusqu’à ce jour ! Surtout qu’Amélie vivait alors à 12000km… je ne rêvais que d’une chose : prendre le premier avion pour la serrer fort dans mes bras… mais j’étais sur le point d’accoucher et avec la naissance de mon fils j’ai dû attendre des mois avant de pouvoir le faire…

Quelles sont les phrases pépites qu’on a pu te dire pendant le K et qui auraient pu être évitées ou que tu as pu dire et que tu aurais du éviter 😉 ?

Amélie :
Je me serais passée des commentaires sur les tantes, maman ou amie qui n’ont pas gagné la bataille, ou qui récidivent…

Parfois des commentaires comme « tu es forte », « tu es une battante », « comment fais-tu ? moi je ne pourrais pas » sont dure à avaler… On fait la forte, parce qu’il faut se battre et aller de l’avant et m’effondrer ne m’aurait pas aider, mais non je ne me considérais, ni forte ni courageuse, et j’avais souvent envie de baisser les bras et d’arrêter justement de faire la forte…

Claire :

A distance le poids des mots est encore plus fort et les risques de dire des banalités ou des pépites encore plus présentes je pense… trouver les bons mots a été une vraie problématique pour moi (j’ai cherché mais difficile de trouver des conseils), ne pouvant pas être présente physiquement… sur skype, je prend conscience que je disais peut-etre trop « comment ca va », plutôt que « comment te sens tu aujourd’hui »…

 

Que faisais tu pour te changer les idées pendant le K ?

Amélie :
J’essayais de m’occuper l’esprit ou les mains : j’ai beaucoup lu pendant mon traitement, des bons polars, mais aussi des romans de gare qui ne me demandaient aucun effort intellectuel 😉 Je faisais de la couture, je voyais des amis ou ma famille ( en live ou par skype), je jouais avec mon fils de 16 mois 🙂

Claire :
A vrai dire ma préoccupation était plutôt de savoir comment changer les idées d’Amélie… c’est vraiment frustrant de ne pas pouvoir être présent et j’ai bien conscience qu’à distance, on se fait vite rattraper par le quotidien

 

Comment s’est passée ta vie au sein du corps médical ?

Trouvais tu les réponses que tu attendais, arrivais tu à tout comprendre ?

Amélie :
J’ai suivi tout mon traitement au Pérou, mais je consultais régulièrement un oncologue en France, à qui j’envoyais mes résultats pour être rassuré quant au protocole suivi. Sur place j’ai été très bien suivi, mon médecin a été merveilleuse, toujours à l’écoute, elle répondait à toutes mes questions et prenait le temps de tout m’expliquer, de nous rassurer, moi comme mon mari.

Claire :
Je n’ai pas eu de contact avec le corps médical. Amélie nous a toujours bien expliqué les différentes phases et résultats. Je ne comprenais pas tout mais je n’ai pas cherché à aller voir sur Internet, de peur de trouver tout et n’importe quoi…

 

Quel a été ton premier feeling lors de ta première rencontre avec les traitements (chimios / hosto ) ?

Amélie :
Mes traitements ont débuté par une chimio adjuvante, tous les 15 jours. Mes parents sont arrivés 2 jours avant ma première chimio, le fait de les avoir à la maison m’a beaucoup aidé d’un point de vue physique comme émotionnel. Lors de ma 1ère séance, je partais à la découverte, angoissé par ce qui allait se passer. Mais je m’attendais à être beaucoup plus mal, donc elle s’est « plutôt » bien passé. La deuxième a été bien pire, et c’est allé crescendo…

Claire :

la frustration de ne pas être présente !

Te renseignais-tu sur internet ?

SI OUI : Quels seraient les liens (internet) utiles qui vous ont aidés pour vous donner de la force, et ceux à conseiller à des proches de K fighteurs ?

Amélie :

Oui ! Internet m’a beaucoup aidé. Je me suis faite soigner à Lima, un autre continent, une autre culture, une autre langue… cela me faisait peur et sur internet je m’assurais d’avoir bien tout compris, d´être sûr que mon traitement correspondait à ce que j’aurais eu en Europe. Je suis allée chercher des infos sur tous les sites officiels français, espagnol, canadien, américain… (je me suis mis un point d’honneur à ne jamais aller sur les forums, qui offrent des points de vue très personnels, et peuvent faire peur plus que rassurer) : e-cancer.fr, ligue-cancer.net

Pour les conseils bien être et beauté, ce n’était pas évident de trouver des infos, je suis beaucoup allée sur comptoirdevie.com et Oncovia.com

Claire :

non très peu, juste sur les sites « officiels » du type e-cancer.fr

 

Quels étaient tes astuces beauté / bien être pendant les traitements pour t’aider ou l’aider  ?

Amélie:

J’essayais de prendre les produits les plus naturels possible, pour éviter de rajouter des produits toxiques à tout ce que je prenais déjà.

Pour le cuir chevelu, sur les conseils de mon oncologue, je me faisais tous les jours un massage avec du gel d’aloe vera mélangé avec un shampoing doux. Je n’ai jamais eu de démangeaison et ça aide à la repousse des cheveux.

Pour la peau, j’utilisais de l’eau micellaire, des crèmes hydratantes matin et soir, et du gel douche surgras.

Et pour les ongles du vernis rouge enrichi à la silice.

Claire :
Pour améliorer son bien-être (à notre échelle !) et surtout lui montrer que nous étions là malgré la distance, nous avons avec ma famille essayé de multiplier les petites attentions positives et vive Skype !!!

Arrivais tu à en parler librement à tes proches ? Te sentais-tu soutenue / épaulée / comprise ?

Amélie:

Je me suis sentie soutenue et très entourée dès le premier jour ! Les choses se sont faites naturellement avec mes parents, et ils se sont chargés d’en parler à mes frères et sœurs. Et mon mari aux amis proches. Moi je n’en étais pas capable.

Comprise… pas toujours.

Claire :
Pas forcement… nous en parlions beaucoup avec mon mari (qui venait de perdre son papa d’un cancer), ma famille mais très peu avec les amis… ils demandaient des nouvelles mais je ne rentrais pas dans le détail… de nature très sensible je préférai me changer les idées (et éviter de pleurer)

Quels conseils donnerais-tu à d’autres proches pour accompagner un K fighteur ?

Amélie :

Etre là, tout simplement. Que l’on soit à l’aise ou pas avec la maladie, que l’on vive à 50m ou à 5.000km, un petit mot de temps en temps, par sms, email, facebook ou carte postale, une visite surprise, une petit cadeau, il n’y a rien de mieux pour regonfler ses batteries, se battre et retrouver le sourire, ou tout au moins se sentir aimé, apprécié et entouré.

Et ne pas forcément attendre une réponse tout de suite, cela viendra, mais il faudra peut-être attendre un peu..

Claire :

Proches, moins proches, éloignés géographiquement… n’ayez pas peur, écoutez, parlez et multipliez les petites attentions (sans être trop intrusif non plus 😉 et osez dire « je t’aime » sans complexe 😉

Qu’est ce que cette épreuve a changé dans ta vie (ta vision du monde, de ton entourage, des déceptions ? de belles découvertes malgré tout ?)

Amélie:

J’ai eu de magnifiques démonstrations d’amitié qui m’ont beaucoup touché, parfois surprise, mais toutes beaucoup apporté.

J’ai appris que la vie ne tient qu’a un fil, qu’il faut profiter de chaque jour et se concentrer sur l’essentiel : faire des choses qui nous rendent heureux, nous remplissent, et ne pas perdre de temps ni d’énergies sur des détails ou des disputes sans importance. Il faut en profiter, dire aux gens qu’on les aime, et profiter de chaque instant.

La maladie m’a convaincue que je devais trouver une voie professionnelle qui me permette d’aider mon prochain.

Claire :
Beaucoup de choses ! Dans ma vision du monde d’une part. J’ai pris conscience de l’importance de profiter de chaque moment, de ses proches, d’éviter de remettre à demain les choses… et puis d’un point de vue professionnel, j’aimais beaucoup mon boulot mais j’ai eu envie de faire quelquechose de plus concret, qui puisse servir à quelquechose, et que chaque soir je puisse me coucher en me disant que je ne regrette rien et que dans tous les cas j’aurais essayé !

Après une telle expérience / épreuve de vie on comprend que vous ayez eu envie de donner du sens et de créer votre projet, pouvez vous nous en dire plus sur Smile in box :

Claire :

Effectivement, Smile in box est le fruit de notre expérience personnelle… l’histoire d’une soeur qui veut apporter du réconfort à son ainée mais qui ne peut pas être là physiquement… comment faire ? Les premières smile in box sont alors nés instinctivement : des concentrés de petites attentions avec des produits pouvant faire plaisir mais aussi adoucir le quotidien.

Amélie :
Nous souhaitons apporter du bien-être aux patients et avons cherché comment adoucir les effets secondaires des traitements, dans le prolongement des soins de support. Nous sommes également persuadées de l’importance du soutien de l’entourage au sens large. Il n’existe pas de remèdes miracles, mais une somme de petites choses qui peuvent améliorer le quotidien : pour prendre soin de soi avec des cosmétiques bio et naturels, régaler ses papilles avec des douceurs également bio et naturelles, ou encore des activités (ré) créatives pour s’évader, sans oublier des petits mots doux pour dire à son proche qu’on est là pour lui. Nous proposons aujourd’hui 10 coffrets cadeaux, pour les femmes, hommes et ados, et un coffret spécial pour les enfants.

Comment peut on se procurer vos box ?

Sur notre site : www.smile-in-box.com

Site sur lequel nous proposons tous les produits et surtout des formules 3 mois ou 6 mois (pour faire durer le plaisir 😉

 

Quelles sont vos idées pour la suite ?

Pouvoir proposer nos coffrets cadeaux au plus grand nombre, et pas seulement en France, pourquoi pas au Pérou ?

 

Les liens pour vous suivre (site / réseaux sociaux):

Notre page Facebook , par ici !

Et également sur Twitter et Instagram !

 

Champ libre (que souhaitez vous ajouter qui ne se trouverait pas dans mes questions):

Aux combattants du K : il faut garder le sourire, regarder loin devant, et ne jamais abandonner la lutte.

Aux proches : soyez présents, cela ne demande pas beaucoup d’effort ni de temps, mais c’est extrêmement important pour votre proche.

Merci Charlotte 😉

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Merci les filles.

Si comme Amélie & Claire vous souhaitez raconter votre histoire, livrer vos astuces, et que vous avez un projet autour du K, écrivez moi à : interview@mister-k-fighting-kit.com

*Vous êtes nombreux à m’envoyer vos témoignages, merci pour votre confiance si précieuse, pour cette même raison, les diffusions de vos interviews seront parfois diffusées dans plusieurs mois, mais sachez que je garde et transmets absolument TOUS les témoignages qui me sont envoyés, merci pour votre compréhension.

Sachez que je ne retouche aucune Interview, elles sont complètement libres, c’est votre liberté, votre histoire, je rajoute juste ma touche perso avec l’illustration, elles sont délivrées telles qu’elles m’ont été envoyées 😉

NEVER GIVE UP !!

Charlotte