ITW n°97: Cindy – Curcumabox.

Hello,

aujourd’hui je vous présente Cindy, 34 ans, en rémission d’un K du Sein depuis 3 ans (yeah); mais oui…. vous la connaissez, notre belle égérie maître yogi green, de nos sweats Together Stronger, et bien aujourd’hui, elle nous raconte son combat mais surtout son superbe projet : Curcumabox, pour apprendre en douceur healthy à se faire du bien là où ça fait mal et même qu’elle a besoin de nous, je vous laisse la découvrir. Je rappelle que le Curcuma est excellent pour la santé 😉 à consommer sans modération pour ses nombreuses vertus !

Encore  une belle wonder warrior inspirante à découvrir.

Commençons: 

Qui es tu ?

Prénom: Cindy

Age : 34

Profession: ex modéliste – future naturopathe – nouvellement blogeuse

Tu as décidé de créer Curcumabox, comment est née cette belle idée ?

Suite à mon parcours. Car aujourd’hui je vais bien et que c’est important de le dire. L’après cancer est primordial et peut parfois ouvrir des portes jusqu’alors insoupçonnées.

 

Tu es seule dans ton entreprise ?

Je suis associée avec mon partenaire de vie 😉

 

Si vous êtes plusieurs, comment avez vous réparti les taches ?

PJ s’occupe des comptes, et moi du reste. Le projet repose sur mon histoire et il me soutient dans la tache.

 

Quel K as tu eu ?

J’ai eu un cancer du sein hormono-dépendant diagnostiqué en octobre 2013. Un beau bébé de 8cm logé dans mon sein droit. Un an à peine après la naissance de ma fille. Et moi qui pensait avoir conservé ma grosse poitrine de grossesse, il n’en était rien…

 

Quel a été ton ressenti lors de l’annonce, quel âge avais-tu ?

Suite à l’allaitement j’ai senti une boule qui a grossi très rapidement. J’ai eu pas mal d’examens qui n’ont rien révélé alors que bon, c’était quand même bien palpable, j’ai perdu du temps. J’avais 31 ans.

Quelles sont les phrases pépites qu’on a pu te dire pendant le K et qui auraient pu être évitées ?

Des grands classiques du genre « oh, ça se soigne très bien ». En fait je n’y ai pas prêté particulièrement attention, ou j’ai oublié. Je me sortais mes propres pépites du genre « bon, moi je me fais les maladies de vieux maintenant comme ça je suis tranquille pour plus tard » (j’ai été opéré d’un hallux valgus au pied à 16 ans, si ça c’est pas une maladie de mamie aussi !) ou « un cancer, une grippe, c’est pareil, je reviens bosser dans une semaine ». C’est spécial mais c’est le genre de truc qui m’aide pas mal.

 

Que faisais tu pour te changer les idées pendant le K?

Je lisais. Je suis une machine. Quand je me lance dans quelque chose qui me passionne, en l’occurence la santé et le bien-être, je suis insatiable. Et j’ai appris tellement de chose (il m’en reste encore beaucoup à découvrir) que ça en valait la peine.

Et j’ai continué à faire du sport, la course à pied notamment et ma révélation yoga (j’étais bourrée d’aprioris sur cette discipline que je pensais réservé aux filles mangeuses de laitues). Quelle belle découverte.

  

Comment s’est passée ta vie au sein du corps médical ? Trouvais tu les réponses que tu attendais, arrivais tu as tout comprendre ?

Pour le protocole RAS, j’ai été bien encadrée. Je reproche tout de même aux médecins de n’être pas très ouverts aux approches « complémentaires ». Du coup j’ai arrêté d’en parler.

 

Quel a été ton premier feeling lors de ta première rencontre avec les traitements (chimios / hosto ) ?

J’ai eu 8 chimios, une ablation et 30 séances de rayons. In my face. Ah et je l’oublie vite celle là, mais 1 an d’herceptin aussi (encore de la chimio). J’ai tout pris comme ça venait, sans trop me poser de question, moins on m’en disait mieux je me portais. Les questions sont arrivées après et j’ai cherché les réponses.

Te renseignais-tu sur internet ?

SI OUI : Quels seraient les liens (internet) utiles qui t’ont aide pour te donner de la force, et ceux à conseiller à des proches de K fighteurs ?

Aujourd’hui oui mais pendant les traitements je lisais beaucoup de bouquins sur le sujet plus que je ne me baladais sur internet. Je n’étais pas hyper connectée à l’époque, c’est pourquoi l’exercice du blog est encore quelque chose d’étrange pour moi. Je suis blogeuse, aha, c’est tellement surréaliste.

(Je reste dans les livres plutôt que les liens) Le premier livre qui m’a mis sur la voie est celui de David Servan Schreiber, Anti-cancer. Pas facile à lire car j’avais encore peur à l’époque mais tellement enrichissant. J’ai appris qu’il était possible de faire des choses par soi même et de reprendre possession de son corps. Depuis je n’ai plus arrêté. Je découvre de jour en jour. Je trouve le corps humain fascinant. C’est ma nouvelle passion.

 

Quels étaient tes astuces beauté / bien être pendant les traitements pour t’aider  ?

Je suis pour le 100% naturelle, par exemple, pendant les rayons j’utilisai de l’huile essentielle de Niaouli et ma peau est nickelle aujourd’hui (enfin, ça doit quand même être Tchernobyl la dessous).

J’ai badigeonné mon corps de crème au calendula et je n’ai pas souffert de la sécheresse (pourtant pendant les chimios on a vite fait de se transformer en raisin sec).

Homéopathie tout le long.

J’étais modéliste chez Ba&sh et j’avais dans mon placard des pulls en cachemire qui ne m’ont pas quitté. Si doux et si réconfortants.

Je vous conseille d’aller voir un naturopathe. L’alimentation est primordiale pendant les traitements et les médecins n’en font malheureusement pas cas (pas ceux que j’ai rencontré en tous cas)… Bouger autant qu’on peut ou au moins s’aérer, l’oxygénation c’est la vie. La vitamine D est essentielle, il faut prendre le soleil (raisonnablement j’entends) ou se complémenter, c’est indispensable pour l’immunité et le bien être en général. Ne pas rester enfermé, si on ne peut pas bouger, ouvrons les fenêtres !

Arrivais tu à en parler librement à tes proches ? Te sentais-tu soutenue / épaulée / comprise ?

La personne avec qui je vis a été irréprochable. De A à Z. C’était mon rocher, j’étais sa moule. Ça aide beaucoup. Et ma pépite, même si elle n’avait qu’un an, c’était ma bouffée d’air. Je n’avais qu’à plonger mon nez dans son petit cou tout chaud et j’étais requinquée. Encore aujourd’hui c’est très efficace cette bonne odeur de petit cou.

Après il y a la famille, qui peut parfois être mal à l’aise. L’humour est ma meilleure arme. En toute circonstance. Ça débloque beaucoup de situation.

Quels conseils donnerais-tu à d’autres proches pour accompagner un K fighteur ?

Souvent les gens n’osent pas demander simplement « comment vas-tu ? ». Ça se pose comme question (enfin je trouve) car ça peut aussi bien aller malgré tout et ça fait du bien de le dire. Et si ça ne va pas et bien on passe à autre chose mais au moins il n’y a pas d’indifférence. Je sais que ce n’est pas un comportement volontaire mais ça se travaille.

  

Qu’est ce que cette épreuve a changé dans ta vie ?

Je ne suis plus la même personne c’est évident. Et ce n’est pas triste bien au contraire. Avant j’étais dans l’ignorance de beaucoup de chose. Je ne dis pas que le cancer m’a apporté la science infuse, loin de là, mais il m’a ouvert les portes d’un monde jusque là méconnu. Je suis plus à mon écoute et donc à celle des autres. Et surtout je me sens épanouie et ça n’était pas le cas avant. Et là vous vous dites, wouaah mais ça à l’air génial ! Moi aussi je veux un cancer ! N’allons pas si loin. Il est possible d’ouvrir les yeux bien avant d’en arriver là. Et c’est exactement ce que je souhaite partager.

 

Après une telle expérience / épreuve de vie on comprend que tu aies eu envie de donner du sens et de créer ton projet, peux tu nous en dire plus sur Curcumabox :

Suite au parcours médical de nombreuses questions me sont apparues sur la santé et la maladie. J’ai beaucoup lu et j’ai trouvé la plupart de mes réponses, celles qui me convenaient. J’ai crée le blog car je ressentais le besoin de partager mon expérience. J’ai fait et continue de faire beaucoup de chose pour aller mieux, et je trouvais important de le faire savoir car nous sommes tous acteurs de notre santé. Le cancer c’est pas drôle et toutes les ondes positives sont les bienvenues.

Mon blog parle de santé, d’alimentation et de bien être, très peu de la maladie au final car je préférais aborder tout ce que cette expérience m’a permis de découvrir. Sur un ton léger qui me ressemble.

Où peut on te trouver ?

Internet est mon royaume (ironie pour une fille si peu connectée à l’origine, comme quoi tout arrive)

curcumabox.fr et sur Instagram et Facebook

 

Quelles sont tes idées pour la suite ?

J’ai lancé une campagne de financement participatif sur kisskissbankbank, pour concrétiser tous les conseils du blog sous forme de box, pour passer de la théorie à la pratique. Elle est en cours actuellement, n’hésitez pas à y faire un tour pour me soutenir, partager et qui sait contribuer si l’idée vous plait, c’est par ici ! 

  

Champ libre (que souhaitez vous ajouter qui ne se trouverait pas dans mes questions):

Je crois m’être déjà pas mal étalée ! Ceux que je n’ai pas saoulé peuvent me rendre visite sur curcumabox.fr

et pour tout savoir sur mon projet regardez cette vidéo :

6 réponses
  1. Fanny Bonnet
    Fanny Bonnet dit :

    Bonjour,

    un simple message pour remercier Cindy pour son témoignage dans lequel je me suis tellement reconnue…
    les témoignages, je les lis tous depuis que je me suis abonnée sur le site de Mister K mais voilà celui-ci m’a touché particulièrement.
    alors je suis allée me balader sur le site Curcumabox et je trouve celui-ci très bien fait, il est simple, gai, pratique et plein de bons conseils. alors bonne chance à Cindy dans ce super projet !!

    Répondre
  2. Anne
    Anne dit :

    Très beau témoignage, je suis pourtant étonnée de lire que vous avez utilisez de l’huile essentielle de Niaouli. A vrai dire je voulais aussi en utiliser pour la radiothérapie car j’ai lu que c’était radio-protecteur (ce qui est vrai) mais j’ai par la suite lu dans un livre sur la phytothérapie qu’il ne fallait pas utiliser cette huile essentiel en cas de cancer hormono-dépendant. Je me suis dont rabattue sur gel d’aloe vera, lavande aspic et tea tree (pas encore testé car je n’ai pas commencé la radiothérapie). En regardant sur internet, on peut voir que plusieurs huiles essentielles sont déconseillées : sauge, cyprès, niaouli, ravensare anisé, eucalyptus, camomille ou encore myrthe car elles sont “oestrogène-like”. Je me suis dit que ça pourrait vous intéresser.

    Répondre
  3. curcumabox
    curcumabox dit :

    Bonjour Anne,
    Merci pour votre commentaire !
    Effectivement l’huile essentielle de Niaouli est hormone like, comme d’autres huiles essentielles.
    Lorsque vous êtes en traitements vous fonctionnez par priorité et vous devez faire des choix. Manger du soja ou pas, utiliser du niaouli ou pas. J’ai choisi de l’utiliser car ses propriétés étaient pour moi largement supérieures à son côté “hormone like”, elle m’a apporté beaucoup de bien-être et aujourd’hui ma peau est nikelle.
    C’est comme pour le soja qui est controversé, moi j’en mange, raisonnablement. Je pense que les choses utilisées à bon escient et à petites doses ne sont pas néfastes. La pilule hautement dosée en hormones (bien plus que ce que les ovaires produisent à l’état naturel), que j’ai pris pendant plus de 15 ans, elle, était néfaste pour ma santé. Mais c’est un autre débat 😉
    Je ne suis extrémiste en rien et je ne conseille pas particulièrement le niaouli, il s’agissait de ma propre expérience. L’huile essentielle de lavande est aussi très bien et non “hormone like”. Je vous souhaite de trouver votre bonne option. Très belle journée.

    Répondre

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *